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WHAT'S
UP ?
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28/05
Clermont-Ferrand (Fr) "Europavox Festival"
Allez le Stade Toulousain et le retour de la musique live en play-back !
Le
premier festival de lété pour The Inspector Cluzo sera
donc Europavox, à Clermont-Ferrand, chez notre ami Didier Veillault.
Seul hic : nous arrivons le lendemain de la demi-finale jouée et
perdue par lASM (le club de rugby de Clermont, champion de France
en titre), balayée par le Stade Toulousain. Promis, on nen
parlera pas le soir du concert : autant, on aime bien embêter les
gens dans certaines grandes villes où tout le monde sen fout
du rugby, autant lAuvergne est une terre de rugby qui impose le respect.
Alors même si on nous y encouragera toute la journée, on ne
dira RIEN
et puis, ce ballon de rugby qui trône sur lampli
guitare de TIC, sachez quil est dédicacé par Olivier
Merle, Le Grand, joueur phare de lASM
donc respect !
Apparemment, Didier Veillault sest fendu dun « The Inspector Cluzo est un groupe à part, totalement barré et à ne vraiment pas rater » dans la presse du matin le genre de phrase hyper médiatisée assez gênante et qui ne colle pas du tout la pression avant un concert, où tout le monde sattend du coup à vous voir arriver en hélicoptère ou à ce que vous fassiez des sauts périlleux sur scène en guise dintro. On regarde la prog, bon, ça va cest cool, entre Aaron et Ben lOncle Soul, pas la peine de sortir lhélico. On le garde pour Rock En Seine lan prochain
Avant le match Barça-Manchester, le grand Tom Pope nous propose une interview que tout le monde nous annonçait périlleuse, pour lui comme pour nous. Sujet : le rugby, parce que la musique, on sen fout, ce nest pas aussi intéressant. Stade Montois, ASM (qui avait perdu à Mont-de-Marsan il y a trois ans en arrivant un peu la fleur au fusil Tom Pope évitera ce sujet très glissant), discussion très sympa. Tom Pope est très cool, et on vous recommande les interviews « so british » de cet anglais pur jus, regardez celle de Cali, elle est à se tordre de rire, et son groupe, les Elderberries, est excellent !
L'interview
de Tom Pope pour Coope Of The Pope
Côté concert, lattraction de la soirée est un groupe vêtu très bizarrement, avec un mec en joueur de tennis style Bjorn Borg et un autre torse nu qui montre ses jolis abdos et tape sur un fût. Le chapiteau est plein, on passe sur le côté de la scène, et là, surprise : pas de son. Etrange, pourtant les types ont lair de jouer, et devant la scène, tout le monde est au taquet avec un gros son qui sort des enceintes. Magie ? Enquête de linspecteur Clouzeau (le vrai, pas les rockers montois) rondement menée : le magicien sappelle en fait Pro Tools ! Et comme le bassiste de The Inspector Cluzo, cest un fantôme. Plus sérieusement, il sagit dun logiciel très utile qui permet de créer des « boucles » ou des « bandes instrumentales » et de les déclencher ensuite le moment venu en appuyant sur un simple bouton, avant de faire semblant de maîtriser totalement votre sujet en live. Sans oublier bien sûr de faire une bonne diversion (en shabillant en Bjorn Borg par exemple) pour attirer lattention des gens ailleurs.
On est plutôt atterré, en ce moment, par le nombre de groupes (connus ou pas) qui jouent sur bandes. Ils appellent ça des « tracks » pour faire branché, mais ce nest pas autre chose que du semi ou du quasi play-back : The Do, The Kills, les Ting Tings (sans doute les pires, rien nest joué à part la batterie et la voix de la chanteuse, quadruplée de volume pour masquer la misère), on pourrait en citer des centaines, un vrai concours dAir Guitar au final, dAir Chant, dAir Churs et dAir Batterie côté français, on est bien fourni aussi avec Jamaïca, Skip The Use et toute larmada de la scène « electro-rock » française. Ce serait même plus rapide de citer ceux qui nutilisent pas de « tracks », en fait. Cest le retour de la grande variété façon Champs Elysées Michel Drucker, avec le bon vieux play-back à lancienne !
Alors, attention, on nest pas des intégristes de la musique, lutilisation de tracks ne nous gênent pas, mais quand cest bien utilisé, pour ce à quoi cela doit servir au départ, soit enrichir le son. Shaka Ponk par exemple le font très bien, ils jouent leur musique en live, et en plus fournissent une ornementation réussie grâce à lutilisation des tracks, ce qui donne leur côté super moderne. A lépoque, les Fun Lovin Criminals le faisaient très bien aussi. Mais lorsque les tracks sont utilisés pour se substituer au jeu de scène et masquer beaucoup dautres choses on se demande vraiment comment sont fait leurs albums en studio. A un moment donné, les gars, il va falloir apprendre à jouer de son instrument pour faire de la musique. Cest comme au rugby, cest bien de savoir faire des cadrages-débordements et des pas de loie, mais il faut plaquer ladversaire aussi, même si ça fait mal !
Merci en tout cas à la Coopérative de Mai et à Didier pour son accueil la place accordée à la découverte est assez surprenante dans ce festival où les têtes daffiches sont pourtant très grand public. Comme quoi, cest possible comme disait lautre, on attire les mouches avec du vinaigre, et après on envoie le Pomerol à ceux qui sy connaissent !
PS
: en réalité, on se prend plus pour du Madiran, du Tursan
ou un bon St-Mont que pour du Pomerol, ça nous correspond mieux.
On nest pas des doryphores !
04/06
Juvigny "Moissons Rock"
Championnat de la balance la plus longue du monde

Chapitre 1
Balance la plus longue du monde : record battu. Luke
champion !
Félicitations à Luke qui, durant quatre heures (vous avez bien lu) aura réussi en terre champenoise la prouesse de battre le record de France (et donc du monde, car les groupes français sont presque les seuls à faire de longues balances) de la balance la plus longue. Bravo à eux ! Nous avons été très impressionnés. Un grand spectacle (Libé et Télérama sont daccord), la critique est unanime et les bobos applaudissent cette performance exceptionnelle. Si vous pouvez avoir des billets pour une balance de Luke, précipitez-vous !
Que
peut-on bien régler pendant quatre heures ? Il sagit en réalité
de faire une vraie « résidence » sur place, histoire
de faire chier tout le monde (les technos, lorganisation). Et si en
plus vous ne dites bonjour à personne, cest encore mieux, noublions
pas que le but est dimpressionner les autres. Pour cela, on commence
par faire diversion en montant le matériel juste avant midi (en lustrant
bien le matos), avant de prétexter que cest lheure de
manger, ce qui vous fait bien gagner une heure. On arrive ensuite un par
un. Si on est guitariste, on peut devenir un des grands artisans de la victoire
de notre équipe, car on a
des pédales ! Il faut les
essayer toutes une par une, au cas où lhumidité de la
pièce ou du camion aurait altéré les réglages
faits aux petits oignons durant une belle résidence Fédurock,
ces fameuses salles de catégorie A (enfin, eux le pensent, ne les
contrarions pas). Ensuite, on envoie un peu dHendrix, histoire de
faire genre un petit peu. Cest vrai que quand le soir venu, on fait
une sorte de tribute à Noir Désir, on comprend le besoin de
se défouler un peu en envoyant du Foxy Lady en vrille à la
balance. Puis vient le grand moment : le chanteur qui fait une magnifique
entrée, avec un très beau « on pourrait faire le chant,
cest quand même le plus important ? », sur un ton très
sérieux. La classe, il ny a pas à dire, le bordelais/doryphore
dans toute sa splendeur, magnifique. Voilà comment on arrive à
quatre heures de balance
bravo à Luke ! Vive le rock français
!

On ne s'ennuie pas tant que ça à un concert de TIC...
Chapitre
2
Les Fatals Picards sont supers cons (donc super sympas,
en langage de jeune)
Bien quils aient un ou deux morceaux où ils jouent sur bandes
(mais ils auront la politesse de sen excuser, connaissant notre aversion
pour le procédé), ce groupe fait vraiment du bien. On aime
ou lon naime pas, mais de tous les groupes français qui
marchent et font de la chanson, cest le seul que lon ait rencontré
cet été où les mecs ne se la pètent pas. Et
gentils avec les organisateurs (cest la deuxième fois quils
y allaient), avec ça. De bons musiciens et un bon show interactif
où ils ne mâchent pas leurs mots, de la vraie « personnalité
» : ils ne se cachent pas derrière leur tour-manager pour régler
leurs problèmes, et gèrent leur carrière tous seuls
! Des champions de la troisième mi-temps, avec ça
bref,
une super rencontre, si vous avez loccasion daller les voir,
ils valent le détour !

Et hop, un drapeau de la Gascogne planté en terre champenoise
!
Chapitre
3
Laccueil à la champenoise
Que dire de laccueil ? Ces bénévoles, amis de 15 ou
20 ans, ont décidé de monter ce festival après une
expérience de tournée difficile à lépoque,
qui leur aura permis de pointer du doigt toutes les façons de mal
recevoir un groupe. Credo de la journée, donc : un groupe bien accueilli
joue bien ! On mange donc sous les arbres avec eux et on prend une branlée
au ping-pong (la fille dun bénévole est genre championne
régionale de ping-pong, pardon, de tennis de table, comme aurait
dit Didier Bourdon). On tombe sur un type qui ressemble à Frank Zappa,
vêtu dun maillot de rugby du Stade Français
aïe,
faute de goût, mais il est hyper sympa. La bouffe est généreuse
et excellente (voir notre rubrique Tic/Maïté) et le champagne
coule à flot
Jakez, ici aussi ils savent accueillir les gens
! Merci à ce festival dexister, ça nous aura fait du
bien, parmi la longue liste des festivals institutionnels de lété,
de retrouver un vrai « festival à lancienne » !
Merci à Laurent et à toute son équipe, les landais
ne vous oublieront pas !

10/06
Saint-Brieuc Art Rock
Le complexe du tramway, ou lanti-Foncia festival
Il ny
en a plus beaucoup de festivals qui se déroulent en plein centre
ville. Il ne faut pas déranger le bobo. Mieux vaut faire des tramways
partout, réduire les routes pour décourager les gens de venir
dans le centre en utilisant les thématiques pseudo-écolos
à loccidentale, et remplacer les petits commerces agonisants
par des agences Foncia et de banques. Cest drôlement mieux,
les clients ne peuvent plus se rendre en ville, et on transforme les centre-villes
français en « musées », comme partout dans le
monde, en suivant le modèle anglo-saxon. Plein darchitectes
vendent ces modèles à nos chers maires. Cest très
pratique, quils soient à Berlin ou à Barcelone, les
ricains et les bobos se sentent chez eux. La neige et le soleil sont encore
des éléments incontrôlables, mais on y arrivera dici
vingt ans, avec une clim qui ne pollue pas (car on est « écolo
»). Ils pourront circuler en ville sous une serre pour faire leur
marché « bio » et acheter des tomates rouges en janvier.
On y croisera sûrement des journalistes de Libé et de tous
les médias parisiens, les hommes politiques, le Printemps de Bourges
et tous les gens qui ont « réussi », on y parlera sur
Facebook des derniers potins et de nos dernières réussites
professionnelles. Il ny aura plus de gens de couleurs ni même
de paysans et de provinciaux autour de nous, ils sont censés avoir
été foutu hors des centre-villes par la montée des
prix du loyer. On se retrouvera entre bobo pour manger des tomates bio en
écoutant France Bobo (pardon, France Info), en lisant Libé
(il faut tout de même être un peu révolté sur
le monde qui nous entoure) et en se marrant des rumeurs qui courent sur
untel ou untel.

Grâce à notre amie la spéculation, les prix des loyers montent, tout le monde se retrouve en périphérie (aussi appelée « banlieue » si cest pourri) en faisant le bonheur des constructeurs de maisons et des banques. On refile aisément aux gens des matériaux de merde hyper cher pour faire des murs qui se fissureront dici dix ans, et des emprunts sur 25 ans à des taux de +50% (ne jamais dire 3,75% - lorsque lon emprunte 100.000 euros, on en rend 150.000 à la banque, cest donc du 50%) pour une belle maison Phnix à 35 kilomètres du centre-ville, voilà un bel investissement patrimonial, non ? Cest le « tous les français proprios » qui domine. En tout cas, les maires sont contents, ils peuvent annoncer des bilans équilibrés grâce à la vente de terrains fonciers sur des zones rurales et agricoles. Au final, à part les banques et les promoteurs, on ne voit pas trop qui est gagnant. Mais un beau tramway et un beau centre-ville pour les bobos, cest plus important que tout, non ?
Ce
qui fait la beauté de nos centre-villes, ce sont ces édifices
construits par nos aïeux
on leur donnera quoi, à nos descendants
? De belles maisons Phnix en ruine (il devrait rester deux murs) dans
une banlieue, et surtout de belles banques et de belles agences Foncia installées
dans le bel immeuble de papy. Notre génération est une génération
de visionnaires, il ny a pas à dire. Quant au tramway, quel
bel héritage ! Il est fort possible que les générations
futures nous disent un jour : « vous n'étiez pas un peu cons
de faire des tramways comme dans les années 20 ? Si les vieux les
avaient enlevés, cest quil y avait une raison, non ?
» Mais
cest un autre débat

Bon, manque de pot, à Saint-Brieuc, il y a un festival, et des rues trop petites pour mettre le tramway. Art Rock fait vivre le centre-ville une bonne partie de lannée, un peu comme les fêtes de la Madeleine ici, les braderies et les carnavals du Nord ou la fête de la bière à Munich. Cest sympa à voir, ça joue partout dans les rues et cest en plein centre-ville ! Le maire, du coup, est obligé de suivre et daider quel que soit son bord politique, tout le monde se mélange et cest la fête. Très implanté dans le cur de ville (la grande scène est en plein dans le centre), Art Rock est lanti-Foncia festival. On en a vu dautres, mais cest bien quand même, continuez, bravo les gars ! Ce serait cool que les Transmusicales reviennent en ville, et que dautres sy mettent, ce serait un sacré contre-poids économique pour la vie des centre-villes et une bonne alternative au modèle proposé actuellement.
Après,
Art Rock reste un festival urbain, et Saint-Brieuc, ce nest pas si
loin de Paris
cest un peu bobo-land qui va en week-end en Bretagne
pour se changer les idées. Du coup, notre concert dans un club à
deux heures du matin est une photo assez hallucinante de la société
française : des bobos au balcon qui finissent la soirée en
buvant du champagne (oui, dans une salle de concert avec TIC qui joue en
bas). Des professionnels éméchés, aigris et un peu
fatigués, qui cherchent la bonne formule et la bonne critique pour
épater leurs potes à lapéro. Mais aussi des jeunes
et des rockeurs trentenaires / quarantenaires prêts à en découdre
au premier rang. Un étrange mélange, tout à fait à
limage de la société française.
Le premier groupe, cest les Raveonettes, soit une grande gigue danoise qui sourit uniquement quand elle se brûle (cest plus beau quand tu ne souris pas, cest mieux pour les rides sur la longueur) et de jeunes danois en plein mimétisme anglo-saxons, coupes de cheveux impeccables, très jolies chaussures pointues, belle posture sur scène et dans les loges histoire de faire sérieux : soit, on ne dit bonjour à personne et on se comporte comme des rocks stars. Et puis surtout, il y a notre ami Pro Tools, des tracks pour faire du play-back pendant une heure et se trémousser en prenant des pauses lascives dignes dun défilé Channel où Lagerfeld aurait annoncé « ce soir, faut être rock, ma chérie ». Bref, bizarre. Le gars de Libé écrira en tout cas quils nous ont mis une branlée, mais cest vrai que peu de temps auparavant, à Europavox, on lui avait dit sur scène quil était habillé comme un peigne-cul et que son journal était un torchon. Apparemment, il navait pas aimé le compliment et nous cassera partout car il est quelquun dimportant maintenant, et on a très très peur, tellement plus personne ne lit cette presse. Suivront ensuite Is Tropical, même chose, et on leur a marché dessus aussi mais aucune fierté à avoir, ils étaient en play-back. Ce qui nous intrigue plus, cest leur public, avec leurs coupes de cheveux étranges, hyper réceptifs, écoutant religieusement les bandes pendant quArno du Run Ar Puns soufflait avec un air désespéré dès que la musique lui parvenait. Ce devait être lArmagnac qui parlait, hein, Arno ?
Nous
comprîmes que ce serait dur de faire lunanimité ce soir-là,
mais personne en France ne peut vraiment le faire aujourdhui tant
les divisions sont grandes entre les couches sociales. Notre choix (quel
choix ?) fut vite fait, mission panzer et écrasement de bobos. On
y a été à fond et on a bien rigolé en voyant
les gens au balcon se noyer dans leurs bulles de champagne. Lire le commentaires
des journaux bobos nous ont bien fait rire, on en a dailleurs posté
un sur Facebook (celui de Libé) et les fans de TIC y ont répondu
avec humour
L'article
d'Alter1fo

Fin du concert à quatre heures du mat, coup de fil de la prod pour nous dire que le bassiste de Brian Ferry, qui était en ville pour cause de concert, a vu le show et a adoré. Aïe un bassiste qui aime ce quon fait, il faut quon y aille !
Merci
Art Rock, on a bien rigolé
mais arrêtez de programmer
des groupes qui jouent sur bandes, le gars de Libé va finir par aimer
votre festival à la fin, et le soutien des bobos, ce n'est pas vendeur
! Mais cest cool, mission accomplie pour vous : pas de tramway à
Saint-Brieuc !
Une
petite vidéo tournée par Le Télégramme de Brest
24/06
Evreux "Le Rock Dans Tout Ses Etats"
Rasez lhippodrome et faites un stade de rugby
Il y a deux ans, laccueil du public dEvreux
avait été pour nous un véritable révélateur
en France, et nous avait donné lenvie de pousser plus en avant
sur le marché français
si lon est passé
pas loin de chez vous cette année, cest grâce à
eux, en gros ! Une relation particulière sest tissée
avec ce public, à tel point que des fans nous amèneront des
fromages locaux après notre concert ! En échange, on amène
les Mates avec nous, comme aux Trans, et les drapeaux du Stade Montois sur
scène.

Petit plateau de fromage après le concert !
Mais, retour en arrière, un peu plus tôt dans la semaine. Les cuivres Feal et Mols sont arrivés un peu en avance à Mont-de-Marsan pour bosser sur le nouvel album de TIC et enregistrer leurs parties : ils se font accueillir à grands coups de magret, foie gras, Madiran, Saint Mont, Armagnac notre but est simple, leur faire prendre deux kilos en trois jours.
Débarque
alors monsieur Kraemer, notre mixeur de studio et producteur dalbum,
qui joue de temps en temps des claviers avec nous dans les Mates, pour rigoler.
Monsieur Kraemer est belgo-allemand. De lAllemagne, il na pas
gardé grand chose si ce nest son pragmatisme hallucinant en
studio ! Il sest vite adapté à la Belgique et à
son « anarchie intellectuelle » qui nous plait tant. La Belgique,
ça nous rappelle nos conseils de classes du lycée, entre profs
de lEducation Nationale : limportant, cest de ne pas être
daccord avec son collègue et davoir un avis différent
que lon présente de façon argumenté et très
intellectuel, sous peine de se rabaisser. Lesprit critique est la
clé de voûte de lEducation Nationale et ça doit
être un réflexe, ne surtout pas être daccord avec
les autres pour paraître plus intelligent. Et bien, si la Belgique
wallonne finissait par être rattachée à la France, il
faudrait TOUS les faire rentrer dans lEducation Nationale ! Pas besoin
de passer lIUFM, ils ont tous le niveau, et ils y amèneront
indéniablement des forces vives, lhumour en plus ! Seul hic,
adapté à une collectivité, cest la merde
mais cest un autre souci et on sen fout. A quoi sert un gouvernement
de toute façon aujourdhui ? Elisons maire notre conseiller
clientèle du Crédit Agricole, ce sera plus rapide. Et faisons
président le directeur de chez Total, au moins on ira vite et bien.

Les Mates au grand complet, béret du Stade Montois sur la tête!
Arrivée
ensuite de monsieur Chausson, le plus titi parigot des trois parisiens de
la bande, mais qui comme monsieur Kraemer sadaptera très vite
aux valeurs gasconnes, soit on bouffe bien, et on boit bien, mais toujours
de bonnes choses. Au menu, répétitions au Café Music
(quand même un peu de travail), cest toujours bizarre pour nous
deux davoir des gars derrière nous qui font des trucs
Chausson, arrête de sauter partout en répét ! Repas
tous les midis au Festin de Pierre à Mont2
si vous passez un
jour à Mont de Marsan, allez y manger un menu à dix Euros
avec une assiette énorme (et le type ne vous fait pas une salade
de tomates, on est dans les Landes), du bon vin et un bon café, et
si vous êtes cools, peut-être quils vous amèneront
un petit Armagnac pour la digestion. Le Festin de Pierre est à limage
de beaucoup de restaurants à Mont2, humble, bon et pas cher.

Comme le dit Michel « Maïkeul » Lacrouts, le père
de Malcom, « pour mal manger et payer cher à Mont2, il faut
être un peu con quand même ! ». Voilà, les répétitions
tournent vite (contrairement à nous, les Mates sont de bons musiciens),
et les journées se finissent en apéro au studio et en repas
interminables.

Retour
à Evreux pour le concert. Et bien, cétait énorme,
et on fera une dédicace appuyée au club de rugby dEvreux
qui avait besoin de notre appui pour se faire construire un nouveau stade
: « rasez lhippodrome et faites un stade de rugby » sera
notre slogan de campagne. Merci au public dEvreux davoir été
là si nombreux et de nous avoir permis de mettre une belle branlée
à Razorlight. Hedi, faut arrêter de faire venir ces groupes
anglais de 3ème zone, hors de prix et qui en plus se la pète,
tout le monde nest pas Muse ou Radiohead. Ya plein de bons groupes
en France et dans dautres pays moins touristique, musicalement parlant,
que lAngleterre. Evreux, on se revoit très bientôt, et
encore merci à Hedi et à toute léquipe de ce
festival, un des plus gros festivals indépendants de France et toujours
là. La classe.

La rencontre entre le Stade Montois et l'AC Rugby Evreux !
On a eu l'occasion de faire une petite interview avec OUI FM (coming soon),
et une autre avec la Férarock...
sympas !

Et enfin, ce qu'en ont pensé les gens de Concert Live... qu'est-ce
qu'on vous disait sur les Razorlight? :-)
